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En guise d'introduction

Sophie ChevalUne des premières questions que l’on se pose, quand on envisage d’aller voir un(e) ‘psy’, c’est souvent : « Sur qui vais-je tomber ? »

Avec un(e) ‘psy’, on doit se sentir en confiance, à l’aise pour parler, et pour parler de soi, en particulier. Or il est d’autant plus difficile de parler de soi qu’il s’agit précisément, en psychothérapie, de dévoiler ses difficultés, ses doutes, tout ce qui fait qu’on ne se sent pas bien - de surcroît, à quelqu’un qu’on ne connaît pas du tout, au début.

Mais il est toujours difficile de parler de soi ! Pour moi non plus, il n’est pas évident de me présenter ici, et d’effectuer en quelques lignes cet exercice de dévoilement de soi. En général, les patients, mes collègues ou mes proches me décrivent comme une personne souriante (plus souriante en réalité que sur les photos..!), chaleureuse, communicative et attentionnée. C’est vrai que se tourner vers les autres fait partie des choses qui comptent réellement pour moi. Au contact d’autrui, je ne me lasse pas d’éprouver à quel point nous sommes à la fois des personnes singulières, très différentes les unes des autres, et dans le même temps, souvent si semblables dans ce que nous ressentons. A mes yeux, c’est le fait de partager nos expériences de tout ce que la vie peut apporter, aussi bien d’heureux que de douloureux, qui donne sens à ce qui fait de nous des êtres humains. (A la question : « Qu’emporteriez-vous sur une île déserte ? », je répondrais : « Des gens » !).

Au-delà de cette brève description personnelle, il me semble fondamental d’expliquer comment je travaille, en tant que ‘psy’. Dans mon esprit, cela fait intégralement partie de la fonction du ‘psy’ d’expliquer non seulement d’où il tire sa compétence et son savoir-faire, mais aussi comment se déroulent les thérapies qu’il pratique. C’est pourquoi j’ai souhaité que vous puissiez trouver sur ce site des éléments de réponse à ces questions, dans les rubriques qui suivent.

A mes yeux, effectuer une psychothérapie est une démarche courageuse.

En effet, je sais bien que le changement, même lorsqu’il vise une amélioration, apparaît toujours comme un objectif attirant et quelque peu effrayant à la fois. Même si les difficultés psychologiques compliquent (et, parfois même, gâchent) la vie, vouloir changer, et décider d’entamer une thérapie, n’est pour autant jamais simple.

Mais les difficultés, et l’audace requise pour les résoudre, ne sont pas toujours là où l’on croît. Sénèque a souvent raison, en écrivant : "Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles."

Peut-être aurons-nous l’occasion d’oser, ensemble, engager la démarche de votre changement ?